Depuis plus de deux semaines, la jeunesse française se révolte contre des conditions d’études intenables : manque d’enseignant·es et de matériel, classes surchargées, locaux vétustes parfois insalubres, horaires intenables, nourriture insuffisante à la cantine, etc. La colère est également alimentée par de fortes inégalités entre les territoires, symptôme d’une Education nationale à plusieurs vitesses dans laquelle les enfants des classes populaires ne sont pas logées à la même enseigne que ceux des groupes privilégiés … Ah l’universalisme !  Cerise sur le gâteau, ce que révèle cette lutte c’est que les libertés des lycéen·ne·s sont radicalement attaquées.

La coupe est pleine.

Rencontre inopportune pour le pouvoir, l’automne est également syndical. Certains collectifs du secteur public sont maintenant engagés dans la bataille pour la défense de leurs conditions de travail, de leurs salaires, de leur retraite, du service public. C’est que les gouvernements se succèdent mais que la logique reste la même : le démantèlement systématique des services publics. L’Education nationale, en France, ne fait pas exception.

Face aux revendications légitimes et au soulèvement, le pouvoir a choisi la répression comme réponse systématique, ce qui meurtrit la jeunesse et détermine une situation politique nouvelle.

La Fédération syndicale SUD tient à adresser sa pleine et entière solidarité aux lycéen·ne·s, aux enseignant·es et à l’ensemble des salarié·es mobilisé·es. Alors qu’ici les coupes budgétaires successives et structurelles mutilent le service public vaudois et que l’initiative patronale du 12% fiscal fait peser sur nous une austérité inédite, nous nous reconnaissons dans la lutte en Frane voisine. De plus, la convergence du mouvement lycéen avec certains secteurs du salariat montre que l’unité entre usager·ère·s et travailleur·euse·s du service public est possible et qu’elle fait avancer la lutte de manière inédite. Face à l’austérité, la réponse doit être l’unité du bloc populaire.

Pour une éducation libre, égalitaire et émancipatrice ; pour un service public de qualité répondant réellement aux besoins de la population, ici comme ailleurs : unité et solidarité.

Afin de compléter et éclairer notre prise de position, nous vous partageons ci-dessous le communiqué de la CNT-SO Education du 30 septembre 2026 :