Par conviction ou par précaution. Votez NON !
D’un côté, une brochure, des séances, un matériel dit d’information abondant, tout le poids de l’officialité, l’appareil de la Caisse de pensions du personnel communal de Lausanne (CPCL) et on en passe. De l’autre, une page pour prendre position. D’évidence, il y a déséquilibre.
La direction de la CPCL entend transformer en profondeur le régime de notre caisse. Pourquoi ? Quels sont les intérêts et les objectifs en jeu ?
La santé financière de la caisse est bonne, voire très bonne. Il n’y a aucune raison de changer son régime. Cela fait plus de 20 ans que la CPCL a des rendements supérieurs à 4 %. Au détour d’un document, nous apprenons que la caisse dispose de 100 millions de francs pour financer des améliorations. En fait, elle en a bien plus encore. La CPCL a les moyens et cet argent c’est le nôtre. Naturellement, nous ne sommes pas d’accord pour qu’elle en dispose pour financer son projet de transformation.
La CPCL, malgré ses limites, ses défauts et les coups qui lui ont été portés, a un point fort. C’est une caisse en primauté de prestations. Cela signifie qu’il y a un engagement sur les conditions et le montant de nos retraites qui oblige la caisse et également l’employeur. La direction de la caisse veut passer à la primauté des cotisations. Cela introduit un principe d’insécurité au détriment des assuré·e·s et une soumission accrue aux marchés financiers.
Les conditions changent, les critères de gestion mutent. Le pouvoir de la direction de la caisse augmente.
Les informations que la direction de la caisse donne, le langage, les chiffres, les exemples, tout est difficilement déchiffrable, trop souvent incompréhensible. Les documents mis à disposition servent davantage à « vendre » un produit et à imposer un discours d’autorité qu’à nous permettre de comprendre le projet qu’on veut nous imposer.
Il a fallu beaucoup d’efforts et de pressions pour arracher une très maigre décision démocratique sur l’avenir de la caisse : une consultation du personnel dans sa globalité.
La Direction de la caisse fait état d’améliorations et de promesses. Une bonne partie des « avantages » annoncés à cor et à cri correspond simplement à des obligations légales. Ajoutons que ces avantages sont financés par notre argent et donc par une hausse des cotisations qui devront être payées, si cette transformation passe, dès le premier franc.
Le projet de la Direction de la CPCL veut explicitement casser la solidarité, précipiter les personnes, selon les classes d’âge, les unes contre les autres. Contrairement aux effets d’annonce, les jeunes ne gagneront rien et, une fois passé le cap des quarante ans, on perd. Tirer des petits salaires, et notamment des femmes beaucoup plus de cotisations, a un coût évident. À la retraite quel sera le profit net pour les retraité·es de cette opération ? Les petites pensions que peuvent espérer les salarié·es modestes entraineront la perte de prestations et d’aides sociales qui ne sont pas financées par nos cotisations. Dans ce discours, il y a toujours beaucoup de pièges et de mirages. Il faut y réfléchir à deux fois ; tout ce qui brille n’est pas or.
Le comité de SUD Lausanne





