Courrier de SUD à Nurria Gorrite
À l’occasion de la dernière campagne de votation, la DGEP a tenté de violer gravement les libertés syndicales en tentant de faire interdire la diffusion du matériel syndical sur l’initiative « 12% », destiné aux enseignants dans les écoles du post-obligatoire. Dans les faits, cette diffusion n’a été entravée que dans deux écoles professionnelles, mais la DGEP a bien eu l’intention d’étendre cette interdiction à l’ensemble du secteur. SUD a saisi la Délégation du Conseil d’État aux ressources humaines à ce sujet pour que de telles pratiques ne se répètent pas.
Retranscription ci-dessous :
Madame la Présidente de la Délégation du Conseil d’État aux Ressources humaines,
En date du 16 septembre dernier, M. L. Pession, Directeur général adjoint de la DGEP, a adressé aux directions des écoles professionnelles et des gymnases vaudois le mail que vous trouverez en annexe du présent courrier. Vous trouverez, toujours en annexe, le message par lequel nous y avons immédiatement répondu.
Les attaques portées par la DGEP et certaines directions du secteur contre les libertés syndicales sont d’une gravité extrême, de surcroît en appui d’une lecture tout à fait abusive du droit et en violation de tous les engagements internationaux en matière de protection des activités syndicales sur les lieux de travail.
Les syndicats communiquent avec leurs membres, et plus largement l’entier du personnel sur les lieux de travail, sur tous les sujets qu’ils jugent utiles. Il n’appartient en rien à l’État employeur ni à aucun des niveaux de la hiérarchie qui en dépend de décider du contenu des communications syndicales.
L’interdiction de la propagande à l’intention des élèves est certes réservée, mais elle n’était à aucun moment en jeu dans les situations invoquées par la DGEP.
Nous exigeons qu’à l’avenir les interventions du type de celle de la DGEP soient clairement proscrites et que vous donniez à l’ensemble des services de l’État les instructions nécessaires.





