L'adoption d'améliorations significatives lors du vote du budget 2026 par le Grand Conseil constitue une victoire syndicale importante.

Les constantes et importantes mobilisations du personnel des secteurs public et parapublic et les manifestations massives de l’automne 2025 contre les coupes budgétaires ont permis d’arracher des concessions significatives au Conseil d’Etat et au Grand Conseil.

Les améliorations obtenues résultent des importantes mobilisations des salarié.e.s de la fonction publique et des secteurs subventionnés et de manifestations massives:

 

  • retrait des décrets sur la « contribution de crise » et la suppression des décharges de fin de carrière
  • réduction du 50% des coupes dans les EMS
  • financement d’ici la fin de la législature des rattrapages salariaux dans le secteur social parapublic
  • maintien des revalorisations salariales et des mesures de pondération des horaires de contrainte dans le secteur sanitaire parapublic
  • suppression des coupes dans le secteur de l’enfance pour 2027.

 

Avec l’invitation par le Conseil d’Etat à une première séance de négociations le 28 janvier (lire ci-dessous notre déclaration liminaire, faite au Conseil d’Etat le 28.01.2026) avec SUD, le SSP et la FSF, s’ouvre une nouvelle étape du cycle de lutte du personnel des secteurs public et parapublic. Il faudra donc rapidement, et dès février 2026, poursuivre la lutte contre les nouvelles mesures budgétaires. Ces dernières impacteront les dotations en personnel ainsi que les conditions de travail des salarié.e.s. Nous lutterons contre les coupes budgétaires envisagées pour 2027, contre le programme d’équilibre budgétaire absolu et les coupes de 1,2 milliards prévues par le Conseil d’Etat d’ici 2030, soit une amputation de 10% des dépenses de l’Etat.

Pour préparer la suite et poursuivre la lutte pour des services publics et parapublics forts qui soient financés en fonction des besoins de la population, l’Assemblée du personnel de la fonction publique et du secteur subventionné du 6 janvier 2026 a d’ores et déjà appelé à une:

NOUVELLE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES SALARIÉ.E.S DU PUBLIC ET DU PARAPUBLIC
LE MARDI 10 FÉVRIER 2026 à 18h30
Aula du Collège de Béthusy à Lausanne

Télécharger l’affiche SUD ici, à afficher et diffuser !

Affiche unitaire, à afficher et diffuser également ! 

Lire ici le communiqué unitaire SUD, SSP, FSF du 29 janvier 2026

Déclaration liminaire de SUD au Conseil d’Etat (séance de négociation du 28.01.2026)

Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers d’Etat,

La situation de crise politique et institutionnelle que nous connaissons demande qu’une prise de position de notre syndicat vous soit communiquée, alors même qu’un échange reprend entre les trois faîtières et le Conseil d’État.

Nous voulons d’abord affirmer, afin qu’aucune ambiguïté ne trouve place ici, que l’unité des organisations syndicales est entière, comme elle l’a été durant la période de mobilisation dans les semaines précédentes.

Le premier point de notre intervention se réfère à l’attaque que vous avez portée contre le droit de grève durant les derniers de notre mouvement en décembre. Votre tentative de proclamer l’illicéité de la grève et d’ouvrir ainsi le chemin à des mesures disciplinaires et à des sanctions est irrecevable. L’illicéité de la grève ne saurait relever du commandement de l’employeur, tentant de s’imposer comme juge et partie. Votre gouvernement attaque le droit de grève et vise, à partir de la question de l’illicéité, à ouvrir le chemin de l’illégalisation des mouvements grévistes.

L’attaque contre le droit de grève relève d’une attaque contre la liberté et l’indépendance syndicales, portant ainsi un tort décisif aux droits fondamentaux des salarié·e·s.

Si le Conseil d’État ne nous donne pas de complètes garanties sur le droit de grève et la liberté syndicale et sur le respect du cadre légal sur cette question, nous recourrons à toutes les actions légales et légitimes et porterons cette affaire partout où elle peut être entendue, y compris au Comité de la liberté syndicale de l’OIT et auprès d’autres instances chargées de la défense des droits fondamentaux des personnes et des salarié·e·s.

Ayant pris connaissance des points que vous entendez traiter dans cette rencontre, nous devons préciser que nous demandons à votre gouvernement l’ouverture de véritables négociations, à commencer par le budget 2026, dans tous ses éléments, intégrant le plan pluriannuel et les budgets successifs.

SUD considère que trois questions essentielles se posent à nous pour peu que de véritables négociations se déroulent.

La première est celle des recettes de l’État et de ses ressources. Il n’est pas admissible que les éventuels problèmes budgétaires soient imputés aux charges et que les recettes soient « sanctuarisées » dans leur configuration actuelle, y compris le renoncement de votre collège à plus de 500 millions de francs au titre du bouclier fiscal. A cela nous ajoutons la question de la fortune, de ses revenus, des liquidités et des quasi-liquidités ainsi que des excédents. Au moment où vous prétendez adapter et modifier la LAfin, le problème du montant et de la traçabilité des ressources publiques est incontournable.

Enfin, toutes les mesures d’économies et de coupes, sur lesquelles vous devez fournir des informations exhaustives, ne sont pas acceptables en leur principe. De surcroît, elles ne sauraient précipiter des risques psycho-sociaux ni menacer la santé et l’intégrité des travailleurs·euses cncerné·e·s. Les conditions de travail, les dotations et les moyens doivent figurer dans les négociations.

La responsabilité solidaire de l’État, en tant que subventionneur, donneur d’ordre et dirigeant stratégique à l’égard des secteurs subventionnés soit être reconnue. Il en est de même pour l’égalité des moyens, des dotations et des salaires entre public et parapublic.

Enfin, nous réaffirmons notre totale opposition à toute dégradation ou réduction des prestations de service public et parapublic ainsi que des divers éléments du salaire socialisé, dont les subsides LAMAL.